La fraude mystique de Marthe Robin, Conrad De Meester

J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer sur ce blog les doutes que soulevaient la figure de Marthe Robin. C’était au moment où les responsables des Foyers de Charité eux-mêmes dénonçaient les agissements de celui présenté comme leur co-fondateur, le père Finet. Je m’étonnais que l’autre figure majeure du mouvement, Marthe Robin, semble intouchable, malgré l’attraction qu’elle a exercée sur tant de fondateurs sulfureux. J’étais loin d’imaginer alors que, quelques mois plus tard, sortirait un ouvrage répondant aussi directement à ces interrogations.

Ce qui marque pourtant dès les premières pages, c’est le style calme et posé. Nous entrons dans l’univers d’un religieux carme : celui du temps long, de la prise de recul, de la retenue dans les propos. Cela contraste avec la présentation en quatrième de couverture, un peu trop sensationnelle. Sans doute l’éditeur a-t-il voulu dramatiser un peu la chose. Mais peut-on vraiment reprocher à un éditeur de faire la promotion des livres qu’il publie ?

Ce calme méthodique tranche aussi avec la fébrilité des fidèles de la stigmatisée de la Drôme, qui sont nombreux à avoir réagi à ce livre, sans l’avoir lu (et parfois, comme la nouvelle postulatrice de la cause de Marthe Robin, avant même la parution du livre !). C’est dommage. Ils y auraient trouvé quelque chose de très différent de ce qu’ils décrivent et contestent.

Pour être honnête, moi aussi. Au fond de moi, en ouvrant ce livre, j’attendais confusément un livre à charge, le réquisitoire d’un procureur capable de me conforter dans mes préjugés. Car je dois bien reconnaître que j’ai plus que du mal avec certaines formes de mysticisme – dont celle-là.

Or, il n’en est rien. Conrad De Meester, considéré comme l’un des plus grands spécialistes des mystiques féminines, ne s’est pas lancé dans une charge acharnée contre la personne de Marthe Robin, et encore moins contre les Foyers de Charité, ni même contre le mysticisme ou les phénomènes surnaturels. L’auteur reconnaît d’ailleurs à plusieurs reprises les qualités de Marthe Robin (« Il y a en elle de la force, de l’endurance et une évidente aspiration spirituelle ») ainsi que la réalité du bénéfice des Foyers pour tant de fidèles (« Dieu a su écrire droit sur des lignes courbes »). Il prend acte du rayonnement, du bénéfice pour tant de personnes – et souligne même son espérance, par ce travail de vérité, de préserver l’oeuvre du Foyer.

Tout cela révèle l’inanité des mauvais procès faits à ce livre par ceux qui ne l’ont pas lu – ou qui ne l’ont lu qu’en ayant préalablement verrouillé totalement la porte de leur conscience, dans un sens ou dans l’autre. C’est une étude minutieuse, incroyablement scrupuleuse, que l’on est invité à suivre, depuis la demande faite par l’évêque de Valence à Conrad De Meester d’étudier les écrits de Marthe Robin en vue de sa béatification. Demande qu’il finit par accepter devant l’insistance de l’évêque. Ni l’un, ni l’autre, n’imaginait où cela les conduirait !

Au fil de son travail, le religieux va ainsi de surprise en surprise. Tout d’abord, les écrits sublimes qui ont attiré l’attention sur Marthe s’avèrent être, dans de très larges proportions, la recopie à l’identique de récits d’autres mystiques, sans que jamais elle ne les cite ni ne mentionne ses sources. Le problème n’est pas tant le fait d’avoir repris des textes d’autres – y compris même sans les citer. Il ne s’agit pas ici d’un problème de droits d’auteur. C’est qu’elle le fait dans des textes, destinés notamment à son « directeur spirituel », où elle prétend décrire sa propre expérience spirituelle. Il y a là une tromperie caractérisée parce qu’elle indique explicitement décrire son expérience spirituelle, alors qu’en réalité, elle recopie celles d’autres, en les faisant passer pour siennes.

À ce stade, on peut déjà être impressionné par la capacité de l’auteur à avoir détecté ces similitudes, sans l’aide des logiciels actuels qui facilitent cette recherche de plagiat. Cela en dit long sur sa connaissance des écrits mystiques et sa mémoire, ainsi que sur la rigueur et l’engagement dans son travail.

Mais ce qui est plus terrible, c’est que C. De Meester n’a pas trouvé tout seul cette piste : il y a été placé par ceux-là même qui lui confiaient les écrits de Marthe Robin, lui signalant négligemment qu’il y avait « une difficulté inattendue » … C’est une constante à travers tout le livre : sur ce point, comme sur tous les autres, les faits qui posent problème étaient déjà connus, ou à tout le moins pressentis, par certaines personnes. Mais ils ont été systématiquement mis de côté. Tout se passe comme si rien ne devait ternir la belle légende de Marthe – parfois contre les pires invraisemblances.

Car la recherche du religieux carme révèle une quantité effarante d’incohérences dans le récit officiel. En particulier l’existence de cinq secrétaires fort mystérieuses, qui ont recopiées pendant des années les paroles de Marthe, et que personne pourtant ne sait identifier. Cinq personnes, avec cinq écritures bien différentes, mais qui commettent pourtant exactement les mêmes fautes de graphie, systématiquement, aux mêmes endroits, pendant dix ans. Nul besoin d’être graphologue pour comprendre qu’il s’agit d’une seule et même personne : Marthe Robin elle-même.

Invraisemblance aussi dans le prétendu rapport médical, fait par deux médecins déjà convaincus par la sainteté de Marthe Robin (ils affirment leur « certitude morale » avant même de commencer l’expertise). Deux médecins qui concluent toutefois eux-mêmes qu’il serait nécessaire de faire une véritable expertise médicale plus poussée. Expertise qui sera sans cesse repoussée pendant 39 ans, jusqu’à ce que l’évêque de Valence l’exige enfin, mais qui n’aura pas lieu, car Marthe décèdera juste à ce moment !

Les incohérences matérielles sont nombreuses, relevées avec une minutie incroyable par Conrad De Meester, qui a mené tout au long des années une véritable enquête dont la rigueur et l’exigence forcent le respect. Au fil des pages, on assiste à l’effondrement, comme un château de cartes, de tout l’édifice construit autour de Marthe Robin. Les faits prétendument « surnaturels » (son inédie, les bruits nocturnes présentés comme ceux de ses combats contre le diable…) apparaissent soudain d’une banalité confondante quand sont exposées leurs causes réelles.

Plus graves encore, en vue de la béatification de Marthe Robin, sont les contradictions entre les deux sources existantes sur la vie de Marthe Robin : les cahiers écrits par les fameuses cinq secrétaires inconnues – donc par Marthe elle-même – d’une part ; et les cahiers écrits par son premier confesseur, le père Faure, d’autre part. Des cahiers que Marthe lui a demandé avec insistance de brûler. Pourquoi donc ? Sinon parce que les deux se contredisent, relatant des expériences très différentes pour les mêmes dates. Là encore, une fraude est bien à l’œuvre dans la construction de toute pièce d’une expérience mystique.

Comment, dès lors, combiner l’accumulation de tant de mensonges et « l’héroïcité des vertus chrétiennes » exigée pour une bienheureuse ? La réponse s’impose d’elle-même.

En refermant ce livre, on comprend le trouble de ceux qui sont sincèrement attachés aux Foyers de Charité. Les réactions hostiles n’ont pas manqué. Elles se classent généralement en quatre catégories, parfois associées :

  • les attaques ad personam contre l’auteur ou l’éditeur,
  • l’argument d’autorité (Roma locuta, causa finita),
  • l’invocation incantatoire des vertus de Marthe Robin,
  • l’évocation des « fruits » de l’arbre (oubliant qu’il y en eut de bien vénéneux).

Mais pour qui a pris soin de lire le livre, ces dénégations de principe ne répondent guère aux nombreuses incohérences relevées par cette étude minutieuse. L’Église ne pourra se contenter des réponses un peu rapides sur le nombre de pages du « dossier » de Marthe Robin et répéter sans cesse que la chose a déjà été tranchée.

Je terminais mon précédent article sur Marthe Robin en suggérant qu’il était temps de faire une pause dans sa béatification. Sans doute faut-il maintenant plus qu’une pause. Rien ne serait pire désormais que de voir l’Église s’entêter, comme si elle s’était déjà tellement avancée qu’elle ne pouvait plus arrêter la machine, malgré les présomptions solidement étayées qui jettent un doute énorme sur les « vertus » de Marthe Robin.

Mais, grâce au travail serein – et même, étonnamment chaleureux – de Conrad De Meester, je crois pouvoir conclure sincèrement ce nouvel article par une pensée pour les nombreuses personnes – et j’en connais – qui ont trouvé à Châteauneuf-de-Galaure, près de Marthe Robin ou ailleurs dans les Foyers de Charité, un soutien spirituel. L’arbre qui porte du fruit, ce n’est pas Marthe, c’est le Christ. « Ce n’est pas Marthe que l’on suit, c’est le Christ ! »

6 Comments

  1. J’ai moi-même écrit un article sur ce livre pour le site que je coordonne « Dieu maintenant ». Je trouve que le vôtre complète bien le mien aussi je souhaiterais le mettre dans la page « commentaires » liée à mon article. D’une part, m’autorisez vous à le faire ? D’autre part votre article ne comporte pas le nom de son auteur. Pourriez-vous me le communiquer… à moins que vous ne préfériez rester dans l’anonymat ?
    A titre d’info, voici le lien avec mon article : http://www.dieumaintenant.com/aproposdelafraudemystique.html

  2. Bonsoir,
    Cherchant des informations sur le livre sur Marthe Robin, je suis tombée sur votre site. Merci pour votre recension fouillée, dépassionnée et sans sensationalisme.
    Bien à vous

  3. Par une contradiction à peine concevable : Marthe a fait de sa vie un mensonge pour prêcher la Vérité de Dieu.
    Il y a fort longtemps, lors d’un passage au Foyer de charité de Courset, j’avais eu le privilège de lire quelques passages des visions de Marthe sur la Passion du Christ. Celles-ci n’étaient pas encore éditées. A l’époque, je venais de lire les visions d’Anne-Catherine Emmerich et les similitudes qui en ressortaient m’avaient frappée. Je n’y voyais pas un « plagiat » (la chose ne m’avait même pas traversé l’esprit) mais la confirmation que deux témoins d’une même scène ne la décrivaient pas tout à fait de la même manière. L’un voyant un protagoniste avec une veste bleue tandis que l’autre la voit verte, l’un focalisant son attention sur un détail plutôt qu’une autre, etc. Les récits me paraissaient tout à la fois étonnamment proches mais éloigné dans le détail.
    La problématique du plagiat chez Marthe pourrait donc être éludée assez facilement concernant les « visions » : après tout, si les visions d’Anne-Catherine Emmerich sont le reflet d’une réalité passée, on ne devrait pas s’étonner que les visions de Marthe en soient proches.
    C’est le plagiat de deux autres sortes d’écrits qui pose un vrai problème à savoir les pensées et les expériences mystiques. Et ce que l’on apprend à ce sujet dans le livre de Conrad de Meester discrédite de facto les visions de Marthe sur la Passion.
    Les pensées religieuses, éducatives ou doctrinales ainsi que les envolées mystiques dont les écrits de Marthe sont truffés proviennent en grande partie des écrits de nombreuses femmes mystiques qui l’ont précédée. On a dit pour sa défense que Marthe « n’était pas théologienne et, [que] sur le conseil d’un prêtre, elle a lu des auteurs mystiques qui lui ont donné des mots et des expressions pour exprimer ce qu’elle vivait. » (https://www.lavie.fr/christianisme/eglise/que-revele-vraiment-le-livre-polemique-sur-marthe-robin-60191.php) Le problème c’est que si Marthe avait eu un comportement spirituel « normal », elle aurait certainement reconnu son expérience de Dieu à travers les écrits d’une, voire de deux, saintes du passé. Dans une démarche « normale » elle aurait transfiguré les phrases et les mots de ces saintes en les faisant passer par le prisme de sa propre personnalité, de sa spiritualité et de son intellect. On aurait alors reconnu l’influence légitime de telle ou telle sainte chez Marthe alors qu’en réalité, son œuvre ressemble plutôt à une anthologie religieuse dans laquelle elle copie quantité de sources, parfois mot pour mot, sans en citer les auteurs. Qui plus est, elle s’attribue sans honte les extases mystiques d’autres personnes. Les écrits de Marthe ne peuvent donc pas être le reflet d’une spiritualité personnelle. Dire par ailleurs qu’elle n’avait pas les « mots ni les expressions pour exprimer ce qu’elle ressentait » est faire insulte à son intelligence aigüe qui a été reconnue maintes fois par son entourage et par ses visiteurs. Par ailleurs, ce qui aurait été excusable dans sa jeunesse (recopier des auteurs mot pour mot sans les citer) aurait dû être corrigé au cours d’une évolution spirituelle « normale ». Soit Marthe était une pauvresse limitée, soit elle était dotée d’une intelligence hors-norme. La balance des témoignages penche en faveur de grandes aptitudes intellectuelles et humaines.
    L’article de La Vie (déjà cité) qui se veut à l’évidence plutôt favorable à l’égard de Marthe (ou qui n’a pas bien lu Conrad de Meester) oublie de préciser comment Marthe a trafiqué la chronologie de ses écrits, comment elle préparait et rédigeait à l’avance (en recopiant les mystiques) les prières qui lui venaient soi-disant spontanément lors des passions qu’elle vivait les vendredis. On est là bien loin de l’innocence d’une personne recopiant naïvement des écrits parce que n’ayant pas les mots pour dire son ressenti !
    L’article oublie également de préciser comment Marthe a simulé une partie des symptômes de sa maladie. Elle était certes très handicapée mais pas paralysée ni aveugle comme l’établit, sans réel doute possible, Conrad de Meester.
    Enfin, la question des 5 écritures différentes (toutes de la main de Marthe) nous entraine loin vers le terrain de la psychiatrie…
    Alors quoi retenir de Marthe Robin ?
    Les écrits ? une compilation de citations…
    Les Foyers de Charité… dont soit dit en passant, elle a piqué l’idée à l’une de ses amies en en réalisant le projet en lieu et place de ladite amie ?
    La personne ? la « sainte » faussaire ? Une femme intelligente, charismatique, dotée d’une grande empathie pour les autres mais aussi d’un grand sens pratique, à l’écoute de toutes et de tous, sensible, attentionnée, de bon conseil, mais aussi quelqu’un d’intéressé qui n’hésitait pas à brandir la menace du châtiment de Dieu si l’on ne suivait pas sa volonté, qui a plumé quelques bonnes âmes généreuses et qui éloignait d’elle les gens qui menaçaient de la percer à jour ?
    J’ai la même conclusion que de Meester : il n’y a rien à conserver… Je profite un peu de votre page pour faire ma propre critique, vous m’en excuserez, je n’ai pas de tribune mais le sujet m’a passionné (le livre aussi !)?

  4. Comme beaucoup de catholiques, j’ai cru en la réalité de la vie mystique de Marthe Robin. Or, le livre de De Meester ne laisse aucun doute sur l’imposture de cette femme. Il est désolant de voir l’Eglise se fourvoyer à ce point en nommant Vénérable une femme dont les multiples mensonges ont été établis dès le début des années 90. Mentir(sur son état de santé réel pendant 50ans), voler (les expériences des autres mais aussi de l’argent. Prétextant de sa vie spirituelle extraordinaire, elle a détourné de grosses sommes d’argent, allant même jusqu’à menacer du démon une de ses donatrices dont elle craignait le retrait), refus d’aller à la messe pendant 50 ans( alors que rien dans son état de santé réel ne l’interdisait). Plus banalement, elle a refusé de se soigner. Je lisais cette semaine sur YouTube le témoignage d’une femme qui offrait ses souffrances à Dieu en invoquant « sainte Marthe Robin ». Quelqu’un lui répondait qu’on soignait très bien la maladie dont elle souffrait. Elle a répondu qu’elle ne voulait pas se soigner et préférait préparer son âme à rejoindre Dieu. On voit à quel point la spiritualité de Marthe Robin est malsaine..; et ses postulateurs malhonnêtes. Ils nous ont servi un conte pour enfants, une légende dorée, en dissimulant soigneusement tout ce qui n’allait pas. Que des prêtres se conduisent avec une telle malhonnêteté, quelle déception. Que l’Eglise se laisse égarer dans son discernement, au point de valoriser une hypocrite, quel mépris pour les malades, les vrais malades incurables, qui ne font pas un tel cirque. Je suis écœurée par la perversité de cette femme.

  5. Personne ici ne s’est posé la question de savoir qui est vraiment Demeester ?
    Et vos 4 lecteurs qui font commentaire ne s’en inquiètent même pas et hurlent avec le loup !!!
    Ne vous dîtes pas Chrétiens si vous médisez ainsi ! Le Christ a fermement rejeté vos attitudes.
    Marthe Robin n’était assurément pas une faussaire. C’était une mystique parfaitement authentique. Le livre de De Meester, non seulement était fortement contestable, mais oubliez sciemment de dire qu’avant de mourir, De Meester lui-même a dit très expressément qu’il ne voulait pas qu’il paraisse, ayant pris conscience de ses profondes erreurs dans une dernière lucidité.
    En catimini, le livre paraît de manière posthume, et l’auteur de cette parjure dévoile à peine son nom, en se cachant derrière celui du déjà décédé De Meester, et ça ne vous met même pas la puce à l’oreille ??? Que cela peut-il être, sinon la sournoiserie du démon ???
    Hélène Sandra, Isabelle Jost, ne craignez vous pas que vos longues diatribes de médisance ne vous retombe dessus lors de votre passage de l’autre côté ?

    Renseignez-vous, avant de médire sur Marthe Robin à la seule lecture d’un livre parfaitement contestable.

  6. Au delà de Marthe Robin, de la question des ‘fondateurs’ (cf votre article sur J Vannier) il y a vraiment la question des communautés nouvelles et de la doctrine catholique.
    Il vient de paraître 2 livres répondant à C de Meester, bien sûr contre lui; l’un du Père Vignon et l’autre d’Arnaud Dumouch. De manière générale, un point important est la participation des Foyers de Charité à la Nouvelle Evangélisation. Mais on s’aperçoit que cela se fait au détriment de la doctrine.
    Je donne l’exemple de P MD Philippe qui dévie sur de nombreux points. Il y en a d’autres. Je voudrais m’attarder sur A Dumouch.
    Il défend la ‘doctrine’ de Marthe Robin sur la mort en inventant – il le dit lui-même – une théorie car la ‘mort’ n’est pas définie dogmatiquement et donc il ‘redécouvre’ la notion biblique de la mort comme ‘passage’, et non seulement ‘instant’, pendant lequel Jésus en Son Humanité nous apparait et c’est alors que nous choisissons librement notre destination finale. Les damnés sont libres, comme les élus. Le Jugement particulier de notre catéchisme est donc l’enregistrement pur et simple de notre décision. Théorie volontariste issue du nominalisme de A Dumouch.
    Cette théorie est, selon A Dumouch, ‘validée’ par M Robin selon un témoignage d’un prêtre.
    J’avoue que la fierté de A Dumouch d’avoir trouvée cette vérité soigneusement cachée depuis 2.000 ans me stupéfait. Il se rattache non seulement à Marthe Robin, mais selon lui, à ste Faustine (Petit Journal). Il est ‘doctorant’ depuis des décennies et s’applique à remodeler de fond en comble la théologie…
    Convoque-t-il M Robin à tort ? Il y aurait donc, selon A Dumouch une grande fécondité dans les nouveautés doctrinales de M Robin ? Et si C de Meester avait raison, mais qu’il nous faudrait aller plus loin pour montrer la supercherie ?
    En tous cas, la validation par Rome inquiète !

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